Délégation
SNPDEN : Christine BARBE, Renaud DOUAIRE, Robert DRIEUX, Gilles
GUEZENNEC, Fabienne MANTECA, Gérard MAUGER, Yann SALEY, Jean-Claude
SAUSSEREAU
Madame le
Recteur fait un tour de table de présentation. Deux représentants
des personnels du SNUPDEN-FSU participent également à
cette instance, tandis que sont invités en simples auditeurs
un représentant d'ID et une représentante du SGEN-CFDT
1. LA
RECONQUÊTE DU MOIS DE JUIN
Le SNPDEN
demande quel bilan a été dressé sur l'organisation
mise en place pour " reconquérir " le mois de juin,
et notamment si un parallèle a été établi
avec l'Académie de Rouen, terrain expérimental dès
2008.
Mme la Secrétaire Générale de l'Académie
explique que l'organisation de l'accueil des élèves pour
les examens n'a pas connu de changement fondamental. Le bilan effectué
par la DEC ne fait pas apparaître de problèmes d'organisation
en 2009. Il n'y a pas eu d'enquête adressée à ce
sujet aux établissements afin de ne pas alourdir la charge de
travail en cette période (dans l'esprit de la charte des pratiques
de pilotage).
La question était de savoir si l'on peut accueillir à
la fois les cours pour les classes qui n'ont pas d'examen et les épreuves
du bac. Cette organisation implique également des contraintes
calendaires avec des conséquences sur l'affectation. Mme la SG
a établi avec Monsieur le Chef du Service Académique d'Information
et d'Orientation et les inspections académiques (DOS) des 3 départements
un listage des difficultés observées. Parallèlement
le BEC du Grand Caen a mené une réflexion sur ce thème.
Mme la SG annonce la création (fin novembre / début décembre)
d'un groupe de travail associant les chefs d'établissement.
Le SNPDEN remarque que les épreuves du BTS ont toujours lieu
mi-mai, et qu'il n'y a pas de changement dans le calendrier des BEP
et CAP. Est-ce que la reconquête du mois de juin s'adresse à
tous ou les lycéens professionnels ne sont-ils pas concernés
?
Le SNPDEN évoque également davantage d'erreurs constatées
cette année dans le traitement de l'affectation (dues au temps
contraint dans lequel les services ont été amenés
à travailler ?). Enfin il souligne que les personnels de direction
se retrouvent seuls dans leurs établissement à S+2, à
devoir gérer des dossiers (affectations des élèves
inscrits sur liste supplémentaire …) pris habituellement en charge
par d'autres personnels lorsque le calendrier permet de les traiter
plus tôt.
Mme la SG répond qu'il s'agit là d'un débat de
spécialiste à mener dans le groupe de travail en décembre.
Elle souligne que l'année a été très difficile
également pour la Division des Etablissements.
Le SNPDEN évoque également le calendrier beaucoup plus
serré pour répondre à l'enquête STORIE. Il
souligne aussi des disparités entre les 3 départements
et demande quelles sont les perspectives pour une plus grande cohérence
académique.
Le SNUPDEN-FSU ajoute qu'au delà du seul aspect technique, le
groupe de travail devra envisager l'aspect qualitatif, et notamment
préserver le temps nécessaire à cette période
de l'année pour un dialogue serein avec les élèves
et les familles. Le SNPDEN précise qu'en effet il conviendra
de porter une attention particulière au calendrier des commissions
d'appel.
Le SNPDEN demande quelle a été la contribution des établissements
privés à la reconquête du mois de juin, notamment
dans la prise en charge des épreuves d'examens.
Mme la SG répond qu'il y a eu un accroissement de la participation
du privé, mais qu'une démultiplication des lieux d'examen
ne s'est pas avérée nécessaire au vu des remontées
des EPLE suite à l'enquête sur les capacités d'accueil.
2. LA
RENOVATION DE LA VOIE PROFESSIONNELLE
Le SNPDEN
précise que les situations inconfortables qu'ont subies certains
collègues pour la mise en œuvre de l'accompagnement personnalisé
ne sont pas à traiter dans le cadre de cette instance mais feront
l'objet d'une audience syndicale (lundi 26 octobre). Néanmoins
d'une manière générale un diagnostic a été
posé lors d'une réunion syndicale organisée le
2 octobre. Il fait apparaître des difficultés rencontrées
au niveau des moyens (calendriers trop serrés sur la parution
des textes, les horaires réglementaires, l'attribution des moyens,
avec une incidence sur la construction des emplois du temps) mais aussi
de la pédagogie à mettre en œuvre, qui reste à
construire : les enseignants qui ont bénéficié
d'une formation n'ont pas essaimé suffisamment auprès
de leurs collègues.
Mme le Recteur répond qu'effectivement les choses auraient été
rendues plus faciles si tous les enseignants avaient pu bénéficier
d'une formation en amont. Néanmoins il faut rester dans l'esprit
de la réforme. Les Inspecteurs de l'Education Nationale ont "
mouillé la chemise " pour aider les équipes, ils
ont pris leur bâton de pèlerin à la rentrée
pour aller rencontrer les établissements par binôme. La
formation est engagée, elle va se poursuivre et progressivement
les professeurs se sentiront plus à l'aise.
M. le Doyen des IEN admet que dans les grosses filières, le retour
des enseignants relais ne s'est pas fait correctement. Mais il confirme
que les formations sur les nouveaux programmes des bacs pros sont engagées
systématiquement.
Le SNPDEN estime que la " boîte à outils " mise
à disposition est trop modeste, notamment sur l'établissement
d'un diagnostic, un positionnement (hors discipline) sur des compétences.
De plus la mise en œuvre du transfert de compétences attendu
a été rendue d'autant plus difficile que le calendrier
en a été serré (retour de stage des enseignants
qui en ont bénéficié en mai-juin !). Enfin l'accessibilité
aux ressources pédagogiques sur le site est loin d'être
évidente.
Mme le Recteur affirme que la réforme est ambitieuse, qu 'elle
bouscule beaucoup de choses en terme de pédagogie, mais que nous
n'avons pas le droit de rater cela pour nos élèves.
Le SNUPDEN-FSU déplore que l'attribution des moyens en HSE n'entraîne
pas la dynamique souhaitée.
M. le Délégué Académique à l'Enseignement
Technique explique que les interventions auront lieu en deux temps :
au niveau départemental en début d'année, et au
niveau académique en fin d'année. Il s'agit de voir ce
qui se fait pour échanger les expériences. Au niveau national,
la DGSCO met en place un groupe de travail sur l'accompagnement personnalisé
(auquel il participe).
Mme le Recteur résume la démarche : on met de l'expérimentation,
on évalue, on corrige, on rebondit, on élargit l'expérience,
on retient les bilans, on généralise. C'est la même
démarche que pour la mise en place de l'environnement numérique
de travail. Elle ajoute le besoin pour elle et ses collaborateurs d'aller
sur le terrain pour " sentir les choses ".
M. le Doyen des IEN explique que le bilan des visites d'établissements
est en cours mais pas achevé. La phase d'accueil est importante,
mais pas réussie partout. Les établissements qui étaient
déjà engagés dès 2008 dans l'expérimentation
(et qui ont dépassé la problématique des programmes
à digérer en 3 ans au lieu de 2+2) ont mieux abordé
l'accompagnement que les autres.
Pour ce qui concerne le site, Mme le Recteur a conscience des difficultés
de consultation et de la nécessité de l'améliorer,
mais explique que cette amélioration prendra du temps car il
convient de faire de la prospective avec l'ENT, limiter le risque d'un
choix trop rapidement obsolète, harmoniser l'ENT au niveau académique
pour éviter les problèmes d'interfaçage avec des
opérateurs différents.
M. le DAET confirme qu'il convient d'organiser les ressources en mettant
en ligne ce qui se fait de bien dans les établissements. Cela
passe par un travail en coopération avec les corps d'inspection
et les chefs d'établissement pour faire remonter les difficultés
et trouver les solutions.
Mme le Recteur souhaite que s'élabore un " guide des bonnes
pratiques ".
A la demande
du SNUPDEN-FSU, M. le Chef du SAIO fait un rapide bilan de l'orientation
: les taux de redoublement sont en baisse, les passages en 2nde générale
et technologique et en CAP sont en hausse, au détriment des passages
en 2nde professionnelle en légère baisse. Les documents
chiffrés seront prochainement mis en ligne. M. le Chef du SAIO
souligne le caractère réversible que doit prendre l'orientation.
Il évoque les difficultés des pôles d'insertion
et le rôle du Préfet dans la mesure où ils accueillent
tous les publics et pas seulement les scolaires. En fin il annonce un
nouvel outil dans SCONET : SDO pour assurer la gestion du suivi et des
cellules de veille internes.
3. LES
POSTES DE PERSONNEL DE DIRECTION
Le SNPDEN
s'inquiète d'un important recours aux personnels " faisant
fonction " de direction cette année. Il demande quel accompagnement
va être mis en place à destination de ces personnels.
Mme la SG confirme que la situation (29 faisant fonction), déjà
rencontrée mais rarement à ce niveau, est préoccupante.
Elle rappelle que le mouvement des personnels de direction s'est soldé
négativement (10 entrants dans l'Académie pour 14 sortants),
et que sur 34 stagiaires affectés, 14 ont démissionné,
originaires des académies méridionales.
M. le Proviseur Vie Scolaire constate le déficit d'explication
concernant la politique de redéploiement : les lauréats
du sud ont mal vécu qu'on leur demande de déménager
alors qu'il restait des postes vacants dans leurs académies.
M. le Directeur de cabinet précise que 10 postes ont été
pourvus par détachement. Il ajoute que certains détachés
avaient passé le concours et ne l'avaient pas eu, et qu'on peut
voir là une perversion du système.
Mme la SG conclut en annonçant qu'il faudra favoriser une meilleure
réussite au concours des autochtones.
Le SNPDEN énonce la nécessité de mettre en œuvre
une formation attractive, et d'assurer la possibilité de regagner
son académie d'origine dans un délai de 3 ou 4 ans après
la première nomination. Il demande qu'une vraie formation soit
proposée aussi aux faisant fonction, par exemple en les associant
aux stagiaires sur les modules d'analyse de pratiques professionnelles.
M. l'IA-IPR Etablissements et Vie Scolaire prévoit plutôt
de constituer un groupe particulier pour les faisant fonction.
Il affirme en outre que l'Académie connaît une progression
régulière des candidatures au concours, et invoque le
dispositif d'accompagnement des candidats.
Le SNPDEN demande comment la fermeture annoncée de petits collèges
dans l'Académie va se traduire en termes de redéploiement
des moyens de direction ainsi libérés. Il rappelle l'engagement
selon lequel tous les établissements de 3ème catégorie
doivent se voir dotés d'une équipe de direction complète
(chef + adjoint).
Mme le Recteur assure qu'elle fait le maximum pour continuer à
tenir cet engagement, et pour garder dans l'Académie ces postes
libérés, mais que c'est le Ministère qui décide
de la dotation académique.
4. LA MISE EN ŒUVRE DES STAGES SUR SITE
En réponse
à la demande du SNUPDEN-FSU , Mme le Recteur explique qu'elle
s'efforce de rassembler l'information et de mettre ordre et clarté
en ce qui concerne la formation continue.
M. le Doyen des IA-IPR évoque la restructuration de la formation
continue : il explique que 188 stages sur site ont été
validés cette année (pour 88 l'an passé). Des coordonnateurs
ont été nommés, des formateurs formés et
identifiés pour assurer une formation de qualité. Il annonce
la date butoir du 10 avril 2010 pour concevoir les formations sur site
de l'an prochain. Il affirme qu'il convient de travailler sur le management
participatif.
5. LE DNB EN 2010 ET 2011
Monsieur
le Directeur de Cabinet propose que cette question posée par
le SNUPDEN-FSU soit traitée en priorité lors de la prochaine
instance (09/12/2009) puisqu' alors seront levées un certain
nombre d'interrogations concernant l'oral d'histoire des arts et l'évaluation
du socle commun.
6. QUESTION
DIVERSE : DEVENIR DE L'UNSS
Monsieur
le Directeur de Cabinet répond à cette question posée
par le SNUPDEN-FSU en expliquant qu'il n'y a plus que dans le Calvados
qu'il n'y a pas de directeur départemental de nommé. Il
précise que la réunion des coordonnateurs de district
a démontré leur ignorance concernant la fonction de détachement.
Il ajoute qu'une nouvelle annonce de vacance de poste sera publiée
au BO du 29 octobre.